Histoire de la cuisine chinoise de Tahiti

Histoire de la cuisine chinoise de Tahiti

Histoire de la cuisine chinoise de Tahiti

L’Histoire de la cuisine chinoise de Tahiti pourrait se résumer à sa cuisine : chao men, poisson cru à la chinoise, nems, ma’a tinito, porc au taro, beignets de crevettes, canard aux tamarins… Cela vous dit quelque chose ?

Cette cuisine fait aujourd’hui partie intégrante de la culture sino-polynésienne. En effet, je ne connais pas une seule île de la Polynésie française, où l’on en fait pas de cuisine chinoise.  C’est vous dire l’importance de cette culture et la place que le Polynésien lui a fait.

Mais d’où vient la cuisine chinoise de Tahiti ?

Pour comprendre d’où vient la cuisine chinoise de Tahiti, il nous faut au préalable que je vous parle de l’origine des Hakkas de Polynésie française.

D’où viennent les Hakkas de Polynésie française ?

Les premiers Hakkas de Polynésie française sont originaires de trois localités de Kuantang : Fui Yong, Tung Kong, et Pao On. Trois localités donc aux frontières communes.

Quant aux Puntis, ces derniers sont originaires de 6 localités légèrement moins voisines : Chung San, Si Yap, Nam Hoi, P’an Yi, Ch’ing Fa, Tsen Sang.

Combien même, ces premiers chinois venaient de localités voisines mais différentes, il n’en demeure pas moins que face à l’inconnue de la Polynésie française, ces derniers ont fait preuve de solidarité.

C’est en effet, pour les besoins de la culture de la canne à sucre, que les Chinois arrivés sur Tahiti sont envoyé à Atimaono.

De là, est née, cette rencontre, ce mariage de deux grandes cultures culinaires ou non.

La cuisine chinoise de Tahiti, le mariage de deux grandes cultures.

Face à l’absence de produits issus de leurs anciennes terres et la présence de produit locaux nouveaux, la communauté chinoise de Tahiti a su avantageusement s’adapter.

Ainsi, on notera le mélange du Taro avec du porc, donnant le porc au taro que l’on retrouve dans presque tous les restaurants chinois des îles. Même le poisson cru à la tahitienne a été revisité, donnant lieu au poisson cru à la chinoise. Le ma’a tinito fait également partie de cet mélange de culture.

Aujourd’hui, l’une comme l’autre trouve sa place sur les tables des Polynésiens.

La cuisine chinoise de Tahiti, une nouvelle cuisine.

Aujourd’hui, je ne pourrai pas dire que la cuisine chinoise de Tahiti est une cuisine chinoise 100% chinoise.
En effet, si vous avez la chance de partir en Chine, vous vous rendrerez-compte qu’elle ressemble très peu à notres sino-polynésienne. Et pour cause, il vous faudrait vous rendre dans la région du Kuantang pour vous en rendre compte.

Aujourd’hui, j’aurai tendance à dire, voir à avouer que la sino-polynésienne est sans doute la meilleure cuisine chinoise que j’ai eu l’occasion de manger. Certes, c’est une cuisine plein de sucre, il faut l’avouer mais c’est surtout une cuisine fusion, riche en goût.

Difficile donc de passer à côté, vous l’aurez compris. Si vous avez l’occasion de visiter Tahiti et ses îles, n’hésitez pas à vous rendre au marché de Papeete, mais aussi de faire quelques restaurants chinois. Cela vaut vraiment le coup.

Je connais très peu de gens qui n’ont pas un regard différent sur la cuisine sino-polynésienne.

Autrement, si vous vous sentez l’âme d’un cuisinier, je vous invite à vous rendre sur la page dédiée du kaikai des recettes chinoise de Tahiti.

Pour aller plus loin, je ne peux que vous conseiller deux ouvrages de référence :

Identité Hakka à Tahiti : histoire, rites et logiques d’Ernest Sin Chan

Cuisine chinoise de Tahiti 

dont voici un extrait :

La cuisine chinoise de Tahiti est intimement liée à l’histoire de leur immigration. Et si certaines recettes ancestrales Hakkas et Cantonaises, transmises de génération en génération, ont conservé leur caractère original, d’autres se sont tropicalisées, d’autres encore ont été crées à Tahiti pour devenir elles mêmes, aujourd’hui “traditionnelles” comme le poisson cru à la chinoise. Synthèse de la tradition culinaire ancienne et de son adaptation à la Polynésie, ce poisson cru est un plat traditionnellement tahitien ou se retrouve un large échantillonnage des saveurs, des gouts et des consistances de l’art gastronomique chinois grâce au croustillant des vermicelles frits et des cacahuètes grillées, le poisson “frais et glissant” et la sauce tout à la fois sucrée, salée et aigrelette…

Sources :

Identité Hakka à Tahiti : histoire, rites et logiques d’Ernest Sin Chan

Cuisine chinoise de Tahiti 

https://en.wikipedia.org/wiki/Papeete_Market